Que préféreriez-vous lire dans la Lettre circulaire ?


#1
  • mes habituels impromptus, entre érudition fragile et ironie passive-agressive ;
  • des conseils d’écriture tellement techniques qu’il faudrait avoir fait une thèse combo Barthes-Genette pour les comprendre ;
  • de courtes fictions douces-amères avec une bonne longueur en bouche.

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#2

J’oubliais l’ultime option : “des fragments autofictifs d’une intimité choquante et subversive, qui redéfinissent la frontière toujours poreuse entre littérature d’avant-garde et solipsisme stérile”.


#3

Évidemment j’aime les quatre genres, mais bien obligée de voter pour celui qui m’a fait exploser de rire :joy:


#4

Moi, j’aimerais bien savoir comment tu t’organises pour structurer ton roman lors des premières étapes : Un synopsis assez long, une carte mentale, des post-it à placer et replacer sur un mur blanc, une improvisation totale à partir d’un incipit surgi sans prévenir, des fiches thématiques (personnages, lieux…) ?


#5

Je suis assez frugal de ce point de vue. J’ai l’impression que si on a besoin de faire des fiches et des cartes mentales pour avoir en tête ses personnages, c’est qu’on ne les ressent pas assez. Quant aux premiers jours de l’écriture d’un roman, les vivre comme s’il ne s’agissait pas d’un roman mais d’une nouvelle. Commencer par écrire en mode “tranchée” une histoire qui deviendra peut-être le chapitre d’un roman, ou qui peut-être restera une histoire courte. Le mode “état-major” est pour plus tard. Pour l’instant, on ne sait pas ce que l’on fait, aussi faut-il organiser son travail avec beaucoup de souplesse pour s’exposer le plus possible aux heureuses trouvailles de l’intuition. Puis refermer progressivement le champ des possibles au fur et à mesure que l’on progresse. Très peu de contraintes au début, puis de plus en plus.


#6

Difficile de faire un choix, les trois propositions méritent de l’intérêt. Pourquoi pas une pizza avec trois ou quatre fromages ?!


#7

Merci pour cette réponse. Je vois les choses grosso modo de la même manière. Il s’agit sûrement, après les premières étapes, de ne pas naviguer à vue, longtemps, longtemps, pendant 300(0) pages sans la moindre idée d’une possible fin - hypothèse : la Bible n’a pas été rédigée selon ce protocole, et du coup ça a pris près de mille ans…


#8

Lumineux.

Je crois avoir compris – définitivement et grâce à vos chroniques, à quel point ma procrastination historique n’a rien à voir avec mes incompétences mais tout avec les interdits que je traîne.

Faire comme l’on peut, toujours, et surtout, faire avec ce que l’on ne sait pas.

S’autoriser.


#9

Si mes petites lettres ont pu vous aider, j’en suis ravi. Merci pour votre fidélité.

P.-S. : on peut même se tutoyer.


#10

D’accord pour le tu, même si j’aimais assez la distance respectueuse rare du vous. Encore merci pour ce regard sur mon travail, je ne parviens toujours pas à gratter mes trois pages quotidiennes comme je me l’étais promis.


#11

Bonjour à tous, et bonjour Thibault,

J’aime beaucoup la forme actuelle de tes mails qui nous font réfléchir sur notre pratique (ou tentatives de pratique pour ma part…) de l’écriture!


#12

Merci Rose pour ton intérêt et ta participation.


#13

J’aimerais voir plus souvent ce que tu as proposé dans la circulaire au sujet du miroir. Une idée d’écriture, partant d’un détail dans tes lectures qui t’a fait entrevoir une histoire.


#14

Je trouve aussi qu’il faudrait continuer dans cette direction. Dès que j’aurai une nouvelle prémisse en tête, j’en ferai profiter tout le monde.


#15

Novice, j’ai découvert la forme et la Contreforme en visionnant les exposés publics que vous avez mis en ligne. Ceci m’est d’un grand secours au fur et à mesure de mes tâtonnements dans l’écriture. Aussi, je ne peux que vous encourager à continuer, en tous sens. La Lettre circulaire, en piqure de rappel, est une invitation à persévérer. Avancer, ainsi accompagné, est très encourageant. Merci.


#16

Ta façon de faire dans le processus d’écriture, à l’intuition au début, me rassure car c’est ce que je fais aussi. Et j’aime cette liberté initiale du début où tout est possible. C’est même la partie la plus plaisante en ce qui me concerne. Réécrire est beaucoup plus laborieux et rigoureux. Et, depuis quelques semaines, je commençais un peu à douter de ma façon d’écrire en tombant sur des témoignages d’auteurs évoquant fiches personnages, connaître le début et la fin,…
Je ne sais pas laquelle des 2 méthodes est la plus pertinente et m’en fiche un peu (sans doute davantage une histoire de personnalité et de sensation) mais c’est rassurant de lire que commencer à écrire sans connaître l’histoire n’est pas une hérésie et peut aboutir à une histoire correcte.


#17

Il n’y a pas de bonne méthode. Chacun s’arrange comme il peut avec ce qu’il a et évolue selon ses propres tentatives et erreurs. On apprend deux-trois choses en chemin, et peut-être aborderas-tu ta prochaine histoire avec une vision plus nette de l’intrigue. Ou peut-être pas, et ce n’est pas grave.


#18

D’accord, merci pour ton avis.