Recentrer le monde


#1

La Lettre circulaire du 30 octobre est en ligne. Manquant d’inspiration aujourd’hui, j’ai repris et achevé un texte entamé il y a longtemps, inédit jusqu’à ce jour.


#2

Bonjour @thibault. En manque d’inspiration ? Je me souviens que nous avons échangé par mails à propos des types de narrations, et des éventuels multiples narrateurs d’un même roman (tu avais cité Volodine). Voilà donc une idée.
A propos de ta dernière lettre, que j’ai appréciée : les périodes de crise civilisationnelle, de doutes sur l’avenir, de renouvellement des paradigmes, etc., sont propices à la création artistique. Je pense notamment au mouvement dada. Parfois, du pire qui traverse la société peut sortir le meilleur en littérature. Aussi le Voyage au bout de la nuit est-il écrit « grâce » à des phénomènes tels que la Première Guerre mondiale, la misère ouvrière, la colonisation… 2084 ou Le train d’Erlingen de Sansal, dont j’ai parlé ici récemment, sont nés des expériences de l’auteur dans la guerre civile algérienne des années 1990 et des actuels périls extrémistes. Bref, quand tout ira parfaitement bien dans le meilleur des mondes possibles (n’est-ce pas, Voltaire ?), il n’y aura plus rien à écrire…


#3

Merci pour l’idée. Ce n’est pas tant un manque d’idées qu’une incapacité temporaire à les convertir en images intéressantes. L’idée ne vaut rien si elle sert de prétexte pour écrire des platitudes Et certains jours, j’ai l’impression de n’écrire que ça.

Quant aux narrateurs multiples, je pense qu’il vaut mieux s’astreindre à un seul narrateur et raconter une histoire impeccable, au lieu de se hasarder dans des expérimentations, surtout si on débute. Quoi qu’il en soit, un ou plusieurs, c’est finalement la même chose, les mêmes principes à appliquer.